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Avez-vous une idée ?

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Commençons par le commencement (oui, je sais, c’est lourd comme phrase, mais débutons par le début, c’est trop laid !)

Allons-y !

Au commencement, Dieu créa les dinosaures. Puis, il détruisit les dinosaures. Il créa alors l’homme. L’homme créa à son tour les dinosaures… Les dinosaures mangèrent l’homme. La femme hérita de la terre ! Yeah ! (Tiré du film Jurassic Park, 1993)

Nan ! Ce n’est pas de ce commencement-là dont je veux vous parler. Je vous donne un indice. Tous les écrivains doivent passer par là avant de pouvoir écrire un roman. Avez-vous une idée ? (Clin d’oeil)... Non Raoul, ce n’est pas l’école….

Alors ? Avez-vous trouvé le sujet de ce billet ? Vous voulez un autre indice ? Bon d’accord. Disons que c’est quand une ampoule s’allume au-dessus de la tête d’une personne et qu’elle crie: « EUREKA ! »

Non Raoul, ce n’est pas l’inventeur de l’électricité. Quelqu’un d’autre ? Oui, vous assis devant votre écran ? … Oui, c’est ça ! Tout roman commence par… une idée !

Est-ce que la muse de l’écriture vous a soufflé l’idée à un million de dollars qui fera de vous l’auteur le plus lu après J.K. Rowling ? Si votre réponse est oui, vous pouvez dès à présent arrêter de lire ce billet. Sinon, NE DÉSESPÉREZ PAS ! Ce qui suit est pour vous !

Il existe de nombreux livres sur le marché qui renferment des exercices pour dépanner de pauvres écrivains en panne d’idées. Je me suis inspiré de celui de Louis Timbal-Duclaux, possédant le doux titre de « J’écris mon premier roman » (et original en plus) pour vous présenter des exercices  à « commettre » pour que la muse vous visite enfin:

1- L’écriture psychédélique:
Lâchez-vous lousse !!! (Dirons-nous en bon québécois) Écrivez tout ce qui vous passe par la tête sans réfléchir, sans vous censurer. Et ne trichez pas ! Il faut écrire pendant 5 minutes sans vous arrêter une seconde. Au final, votre texte doit ressembler à un poème écrit par un chien épileptique qui louche:

« Marc mit le catadena sur sa bouche en pensant à sa mère qui ne voulait pas qu’il chante dans le groupe des méchantes harpies hargneuses et sans tête… Mais le père Goudriot savait qu’un sucre n’est pas de la crème et il dansa dans le noir en chantant ma belle Satine tu dois être une pauvre salade ! »

Vous voyez ce que je veux dire ? Je vous conseille de ne pas laisser traîner ces textes psychédéliques à la vue, de peur que la personne qui les lirait tente de vous faire enfermer… Quoique, une fois interné, vous auriez plus de temps pour écrire… C’est à vous de voir !

Mais bon, me demanderez-vous, à quoi sert cet exercice ? … À provoquer votre muse, pardi ! Une fois l’exercice terminé, utilisez des phrases, des mots, des éléments de votre texte en les transformant pour créer la prémisse d’une histoire.

Par exemple, j’ai ici un personnage qui s’appelle Marc. Imaginons que Marc est en visite chez l’oncle Goudriot, dans la ville de Cartadena. C’est un faiseur de miracle. Il est capable de transformer les objets en chantant, comme il le démontre à Marc en changeant du sucre en crème. Mais il ne se rend pas compte qu’au même moment, il transforme Sadine, la mère de Marc… en salade ! Marc n’aura d’autre choix que de partir en quête du contresort, que son oncle ne connaît pas, pour ramener sa maman à la vie. Quelle aventure !

Je vous lègue les droits d’auteur de cette prémisse. Si vous voulez l’utiliser, ne vous gênez surtout pas ! À la seule condition de me faire parvenir une copie de votre roman, une fois publié !

2-Trichez !
Rassurez-vous, je ne vous demande pas de copier une idée déjà existante ! Non, je vous propose plutôt de vous rappeler un film que vous n’avez pas aimé. Et alors, trichez ! Utilisez votre imagination pour changer l’histoire et la rendre acceptable à vos yeux. Bien sûr, la difficulté est de la transformer suffisamment pour que personne ne puisse reconnaître l’histoire de base. Ou alors, utilisez des personnages que vous aimez et faites-leur vivre toutes sortes d’aventures à votre goût. Ne vous inquiètez pas, les auteurs font souvent ça ! Ils disent qu’ils se sont « inspiré » de tel ou tel auteur… Non Raoul, tel n’est pas le nom d’un écrivain.

3- L’incipit qui tue
Ouvrez un roman que vous n’avez jamais lu à la première page. Bon, si elle est blanche et sans texte, tournez les pages jusqu’à ce que vous arriviez à celle où l’histoire commence. C’est bon. Maintenant, lisez la première phrase, celle qu’on nomme incipit et qui accroche l’intérêt du lecteur comme un hameçon qui harponne le nez d’un pêcheur maladroit (ouch !):

« Une étrange variété de plante grimpante… »

D’accord, j’avoue que cette phrase n’est pas très inspirante. Je vous donne le droit de lire le paragraphe en entier:

 » Des feuilles panachées brunâtres s’enroulaient autour de la liane qui étranglait lentement le tronc lisse d’un sapin baumier. De la sève suintant de son écorce blessée, ses branches desséchées inclinées vers le sol, l’arbre semblait appeler au secours dans l’air frais et humide de la matinée. Sur toute la longueur de la liane, à intervalles irréguliers, des cosses scrutaient les alentours comme si elles redoutaient que des témoins surprennent cet assassinat végétal. » (« L’épée de vérité: la première leçon du sorcier » , Terry Goodkind, éditions Bragelonne)

Maintenant, sans en lire plus, vous devez imaginer une histoire à partir du texte passionnant que vous venez de lire.

4- Le hachis de mots
Utilisez un dictionnaire pour vous inspirer. Ouvrez-le au hasard et prenez en note le mot que votre doigt pointe de manière éhontée. (Votre maman ne vous a jamais dit que ce n’était pas poli de pointer du doigt ?). Répétez la manoeuvre une bonne dizaine de fois. (Si vous vivez encore chez vos parents, faites-le discrètement, je ne voudrais pas que vous choquiez votre maman !) Une fois la liste complétée, utilisez chacun des mots au moins une fois pour composer le synopsis de votre histoire. Pour les écrivains qui ne possèdent pas de dictionnaire (honte à vous !) ou qui ne veulent pas décevoir leur maman, voici une liste de mots concoctés spécialement par votre bloggeuse préférée :

– Barguigner (dans le sens de « marchander » (XIIe siècle) et non d’ « hésiter » (XXIe siècle))
– Soleil
– Péripatéticienne (ha, ha ! À vous de découvrir ce qu’il signifie, petits veinards !)
– Penaud (c’est l’expression que vous présenteriez à votre maman, si elle vous surprenait en train de pointer du doigt)
– Verveine
– Baguenauder (Un verbe représentatif de la plupart des écrivains débutants)
– Cheval
– Bleu
– Colérique
– Cheveux

Bonne chance ! (Vous en aurez bien besoin…)

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Raison d’être de ce blog !

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Bienvenue sur LE blog pour les écrivains amateurs (de fantasy).

Qui suis-je pour prétendre vous aidez, vous les Joanne Kathleen Rowling ou les John Ronald Reuel Tolkien en devenir ? (Est-ce moi, ou beaucoup d’auteurs de fantasy possèdent des noms longs comme mon bras ? George Raymond Richard Martin, Stephen Reeder Donaldson, Laurell Kaye Hamilton, Robert Ervin Howard… Dois-je me rebaptiser Anita Kahlan Selzer (A. K. Selzer pour les intimes) pour accroître mes chances d’être publié ?  Ça mérite réflexion…)

Où en étais-je ? Ah oui, la grande question, celle qui nous prend toute une vie à répondre, une vie traversée par des problèmes existentiels tels que vais-je mettre les bas rouges ou les bas bleus ?… Bref, qui suis-je ?

Eh bien, je ne suis qu’une pauvre écrivaine qui roule sa plume depuis quelque temps. Rectification : qui essaie de faire rouler sa plume. Dans le sens de : je manque de discipline et je suis une grosse paresseuse qui trouve toujours de bonnes excuses pour ne pas écrire…  Ah, vous aussi ? Bienvenue dans le club !

Mais revenons au sujet de ce billet. Pourquoi créer un blog pour aider des écrivains paresseux débutants ? Pour trois raisons:

La première réfère directement au problème de rouler sa plume. Vous me suivez ? Si j’écris régulièrement sur un blog, il y a de forte chance que j’acquière une discipline d’écriture. Bon, je sais, c’est un raisonnement plutôt optimiste, mais j’ai toujours aimé me bercer d’illusions (et de fantasy, si vous me suivez…). 

La deuxième raison se rapporte au fait qu’en essayant de rouler ma plume, j’ai emmagasiné une certaine quantité de connaissances et d’expériences qui pourraient être profitables à d’autres… Je voudrais donc vous faire partager – sans prétention (je l’espère) – mon savoir…

Pour ce qui est de la troisième raison… J’AI LE DROIT COMME TOUT LE MONDE D’ÉCRIRE UN BLOG, PALSEMBLEU! Si ça vous dérange, vous n’avez qu’à aller lire ailleurs si j’y suis. Ce n’est pas compliqué ! Non, mais, pourquoi tenez-vous absolument à ce que je vous explique la raison d’être de ce blog ? Allez ouste! Du balais ! Et revenez seulement quand vous aurez compris que mon blog comble un besoin essentiel dans votre vie d’écrivain en devenir ! Non, mais !