Archives Mensuelles: septembre 2010

Prenez-vous pour Dieu ! (Créez votre monde)

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GNA HA HA HA HA ! JE SUIS DIEU ! Je crée des mondes fabuleux et je les détruis d’une simple pression du doigt. J’invente des monstres d’une laideur repoussante, leur haleine fétide empestant le brocoli pourri. Dans ma grande mansuétude, j’abandonne mes héros dans des contrées dangeureuses où ils doivent mettre la clé à molette dans le pot de fleur pour trouver la sortie…

… Bon, je pense que vous avez compris le principe. En tant qu’écrivain, nous sommes des dieux. Et comme dirait spider-man, « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités… ». Si vous souhaitez écrire un roman de fantasy, il importe de RÉELLEMENT vous prendre pour dieu. Pour ce faire, vous devez créer dans les moindres détails le ou les univers dans lequel vivra votre héros. 

Voici une trentaine de questions auxquelles vous devez répondre en les étoffants le plus possible (Autrement dit, faites chauffer vos neurones ! Mais attention à la surcharge !)  :

1- Y a-t-il plusieurs peuples ? (Ne soyez pas suicidaire. Créez-en un seul pour votre premier roman… Car vous devez répondre et détailler toutes les questions ici présentes pour chacun des peuples que vous inventez)

2- Où se situe votre monde ? (sur une île, un continent, dans un pot de chambre, sur une autre planète, sous l’eau, dans un monde parallèle…)

3- Est-ce qu’une certaine forme de technologie existe ? (Autrement dit, est-ce qu’il y a des toilettes?)  Définissez-la.

4- La science est-elle développée ? (Y a-t-il des scientifiques qui peuvent changer l’or en plomb ?)

5- Comment est la médecine ? (Les médecins sont-ils des charcutiers ou des faiseurs de miracle ?) Et les maladies ?

6- Quel genre d’arts retrouve-t-on ? (Peinture, théâtre, chant, danseurs de claquettes, l’art de s’insulter, etc.)

7- Est-ce qu’il y a de la magie ? Si oui, définissez-la (voir les différents genres de magie – article à venir…)

8- Où est Charlie ? Euh, je veux dire, y a-t-il des lieux secrets ? Des endroits magiques et/ou perdus depuis des temps immémoriaux ?

9- Y a-t-il une malédiction qui pèse sur le monde ? Une énième prophétie ? Pitié, soyez original !

10- Y a-t-il des monstres, des créatures surnaturelles ? Si oui, lesquels ? (licornes, dragons, gorilles géants qui grimpent après les immeubles…)

11- Quels animaux « naturels » pouvons-nous rencontrer?

12- Quel genre d’arbres et de plantes poussent dans votre univers ? Y a-t-il des insectes ?

13- Comment est la température ? Est-ce qu’il y a des saisons ?

14- Décrivez des fêtes spéciales (saisonnières ?) et/ou des foires et/ou des orgies ? (Fête solennelle célébrée en l’honneur de Dionysos ou de Bacchus, synonyme de bacchanale Qu’avez-vous pensé ?)

15- Y a-t-il des dieux ? Nommez-les.

16- Les habitants pratiquent-ils une religion particulière (ou plusieurs) ?

17- Comment fonctionne la politique de votre monde (Qui dirige ? Comment fait-on régner la loi ? Est-elle corrompu ? Y a-t-il des complots qui se trament ? Comment le pays est-il géré ?)

18- Les gens sont-ils évolués ou ignorants ? (Autrement dit, ce sont des femmes ou des hommes ?)

19- Est-ce un monde violent ou pacifiste ? Y a-t-il des conflits ? De vieilles querelles ? (Y a-t-il des mémés croupissantes qui se donnent des coups de sacoche ?)

20- Votre monde possède-t-il une armée ? Définissez l’apparence des soldats, les armes et la hiérarchie.

21- Quelles  armes sont employées par les gens du commun ? (ex.: des frondes) Et par les plus riches ? (ex.: des mitraillettes…)

22- Comment sont les villes ? Et les villages ? Décrivez-les.

23- Quel genre de métiers exercent les habitants ? (Style médiéval ( forgerons, bourreau, ménestrels, etc.) et/ou inventés par vous… (dragonnier, baptistrelle, auror,…) et/ou moderne (policier, informaticien, père noël…)

24- Possèdent-ils des esclaves ? Des animaux domestiques ? (Ex.: poisson rouge, hibou (Harry Potter), loup (Le trône de fer), ….)

25- Comment se coiffent-ils et s’habillent-ils ? (Pas les animaux, les habitants…) Y a-t-il une mode particulière ? 

26- Que mangent-ils ? (Ne répondez pas leurs crottes de nez ! Soyez sérieux !)

27- Comment les gens se déplacent-ils ? (en bateau, à cheval, avec des bottes de 7 lieux, en volant…)

28- Qu’elle est la place de la femme ? (L’homme est-il son esclave ?)

29- À quoi jouent les enfants ? (Inventez un jeu en vous basant sur ceux que vous connaissez déjà)

30- Existe-t-il des chants, des blagues, des légendes, des contes ou des comptines particulières ? Inspirez-vous d’éléments déjà existant en les modifiants (Par exemple: « Combien faut-il d’Orientaux pour aguiser une épée ? Réponse: quatre, un pour tenir l’épée et trois pour faire bouger la meule à aiguiser. » — Yendi: Les aventures de Vlad Taltos, Steven Brust, Folio SF. — Cette « blague » s’inspire de celle des newfies qui doivent changer une ampoule. Combien en faut-il ?)

31- Y a-t-il des lois particulières qui régissent votre monde ? (Ex.: il n’y a pas de gravité, les gens doivent s’attacher pour ne pas s’envoler ou dès qu’un personnage lance un sort, quelqu’un ou quelque chose disparaît quelque part…)

32- Etc.

En répondant aux questions, il ne faut jamais oublier la règle des trois « D »: Détailler, Détailler… et Détailler.

Plus vous imaginerez de détails et plus votre monde deviendra réel. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de tout inclure dans votre roman! Un élément, par-ci, par-là, bien intégré à l’action et les lecteurs n’y verront que du feu ! Mais il est primordial de TOUJOURS garder une cohérence et une vraisemblance à votre histoire. Je dirais même que c’est une question de VIE OU DE MORT ! Croyez-moi, si votre roman manque de logique, vous vous ferez lyncher à coup de critiques assassines par des lecteurs en colère… OU PIRE ENCORE ! Ils cesseront tout simplement de lire votre roman! Le drame !

Les verbes maléfiques

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ARRRGH ! VADE RETRO VERBES MALÉFIQUES ! Je vous bannis de mon vocabulaire !

Pfiouu ! La crise est passée… Avez-vous déjà eu l’impression de vivre sous le joug d’un maléfice qui vous rend la vie IN-FER-NALE ?…

« est », « avez eu »…

Oh non, ça recommence ! Aidez-moi ! Appelez un exorciste! … le Pape !… le réparateur Maytag !  Je ne sais pas, MAIS FAITES QUELQUE CHOSE ! Car cela vous concerne aussi…  Comme Jacques de Molay l’a si gentiment hurlé dans les flammes de son bûcher:

« MAUDIT ! Vous serez tous MAUDIT ! »

Hélas ! J’ai aujourd’hui la tâche ingrate de vous annoncer que le jour où vous avez choisi d’écrire un roman, la malédiction est retombée sur vous ! Vous serez poursuivi toute votre vie par des « avoir » malfaisants et des « être » pernicieux ! Rien à faire, ils apparaissent partout, se glissent sans bruit dans vos écrits sublimes et grugent la richesse de vos textes. Vous avez beau les tuer à coup de « delete » rageur, ils reviennent toujours ! Vous vous creusez la tête, tournez en rond, consultez des bescherelles de verbe… RIEN N’Y FAIT!

Mais ne désespérez pas ! Car plus vous écrirez et plus vous apprendrez à les débusquer tôt. Devenez de fins limiers, utilisez tous les outils qui s’offrent à vous. Je sais, c’est une tâche ardue (je suis bien placée pour le savoir…) Mais comme vous dirait ma professeure d’écriture, il existe des milliers de verbes succulents prêts à être dégustés. Ce serait dommage de les laissez moisir dans votre frigo… (Ce n’est peut-être pas exactement comme ça qu’elle me l’a dit, mais bon…)

Ah, et en passant, vous croyez que je blague à propos de la malédiction ? Pensez-vous qu’une maison d’édition publiera un texte appauvri par des « avoir » et des « être » maléfiques ?

Avez-vous une idée ?

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Commençons par le commencement (oui, je sais, c’est lourd comme phrase, mais débutons par le début, c’est trop laid !)

Allons-y !

Au commencement, Dieu créa les dinosaures. Puis, il détruisit les dinosaures. Il créa alors l’homme. L’homme créa à son tour les dinosaures… Les dinosaures mangèrent l’homme. La femme hérita de la terre ! Yeah ! (Tiré du film Jurassic Park, 1993)

Nan ! Ce n’est pas de ce commencement-là dont je veux vous parler. Je vous donne un indice. Tous les écrivains doivent passer par là avant de pouvoir écrire un roman. Avez-vous une idée ? (Clin d’oeil)... Non Raoul, ce n’est pas l’école….

Alors ? Avez-vous trouvé le sujet de ce billet ? Vous voulez un autre indice ? Bon d’accord. Disons que c’est quand une ampoule s’allume au-dessus de la tête d’une personne et qu’elle crie: « EUREKA ! »

Non Raoul, ce n’est pas l’inventeur de l’électricité. Quelqu’un d’autre ? Oui, vous assis devant votre écran ? … Oui, c’est ça ! Tout roman commence par… une idée !

Est-ce que la muse de l’écriture vous a soufflé l’idée à un million de dollars qui fera de vous l’auteur le plus lu après J.K. Rowling ? Si votre réponse est oui, vous pouvez dès à présent arrêter de lire ce billet. Sinon, NE DÉSESPÉREZ PAS ! Ce qui suit est pour vous !

Il existe de nombreux livres sur le marché qui renferment des exercices pour dépanner de pauvres écrivains en panne d’idées. Je me suis inspiré de celui de Louis Timbal-Duclaux, possédant le doux titre de « J’écris mon premier roman » (et original en plus) pour vous présenter des exercices  à « commettre » pour que la muse vous visite enfin:

1- L’écriture psychédélique:
Lâchez-vous lousse !!! (Dirons-nous en bon québécois) Écrivez tout ce qui vous passe par la tête sans réfléchir, sans vous censurer. Et ne trichez pas ! Il faut écrire pendant 5 minutes sans vous arrêter une seconde. Au final, votre texte doit ressembler à un poème écrit par un chien épileptique qui louche:

« Marc mit le catadena sur sa bouche en pensant à sa mère qui ne voulait pas qu’il chante dans le groupe des méchantes harpies hargneuses et sans tête… Mais le père Goudriot savait qu’un sucre n’est pas de la crème et il dansa dans le noir en chantant ma belle Satine tu dois être une pauvre salade ! »

Vous voyez ce que je veux dire ? Je vous conseille de ne pas laisser traîner ces textes psychédéliques à la vue, de peur que la personne qui les lirait tente de vous faire enfermer… Quoique, une fois interné, vous auriez plus de temps pour écrire… C’est à vous de voir !

Mais bon, me demanderez-vous, à quoi sert cet exercice ? … À provoquer votre muse, pardi ! Une fois l’exercice terminé, utilisez des phrases, des mots, des éléments de votre texte en les transformant pour créer la prémisse d’une histoire.

Par exemple, j’ai ici un personnage qui s’appelle Marc. Imaginons que Marc est en visite chez l’oncle Goudriot, dans la ville de Cartadena. C’est un faiseur de miracle. Il est capable de transformer les objets en chantant, comme il le démontre à Marc en changeant du sucre en crème. Mais il ne se rend pas compte qu’au même moment, il transforme Sadine, la mère de Marc… en salade ! Marc n’aura d’autre choix que de partir en quête du contresort, que son oncle ne connaît pas, pour ramener sa maman à la vie. Quelle aventure !

Je vous lègue les droits d’auteur de cette prémisse. Si vous voulez l’utiliser, ne vous gênez surtout pas ! À la seule condition de me faire parvenir une copie de votre roman, une fois publié !

2-Trichez !
Rassurez-vous, je ne vous demande pas de copier une idée déjà existante ! Non, je vous propose plutôt de vous rappeler un film que vous n’avez pas aimé. Et alors, trichez ! Utilisez votre imagination pour changer l’histoire et la rendre acceptable à vos yeux. Bien sûr, la difficulté est de la transformer suffisamment pour que personne ne puisse reconnaître l’histoire de base. Ou alors, utilisez des personnages que vous aimez et faites-leur vivre toutes sortes d’aventures à votre goût. Ne vous inquiètez pas, les auteurs font souvent ça ! Ils disent qu’ils se sont « inspiré » de tel ou tel auteur… Non Raoul, tel n’est pas le nom d’un écrivain.

3- L’incipit qui tue
Ouvrez un roman que vous n’avez jamais lu à la première page. Bon, si elle est blanche et sans texte, tournez les pages jusqu’à ce que vous arriviez à celle où l’histoire commence. C’est bon. Maintenant, lisez la première phrase, celle qu’on nomme incipit et qui accroche l’intérêt du lecteur comme un hameçon qui harponne le nez d’un pêcheur maladroit (ouch !):

« Une étrange variété de plante grimpante… »

D’accord, j’avoue que cette phrase n’est pas très inspirante. Je vous donne le droit de lire le paragraphe en entier:

 » Des feuilles panachées brunâtres s’enroulaient autour de la liane qui étranglait lentement le tronc lisse d’un sapin baumier. De la sève suintant de son écorce blessée, ses branches desséchées inclinées vers le sol, l’arbre semblait appeler au secours dans l’air frais et humide de la matinée. Sur toute la longueur de la liane, à intervalles irréguliers, des cosses scrutaient les alentours comme si elles redoutaient que des témoins surprennent cet assassinat végétal. » (« L’épée de vérité: la première leçon du sorcier » , Terry Goodkind, éditions Bragelonne)

Maintenant, sans en lire plus, vous devez imaginer une histoire à partir du texte passionnant que vous venez de lire.

4- Le hachis de mots
Utilisez un dictionnaire pour vous inspirer. Ouvrez-le au hasard et prenez en note le mot que votre doigt pointe de manière éhontée. (Votre maman ne vous a jamais dit que ce n’était pas poli de pointer du doigt ?). Répétez la manoeuvre une bonne dizaine de fois. (Si vous vivez encore chez vos parents, faites-le discrètement, je ne voudrais pas que vous choquiez votre maman !) Une fois la liste complétée, utilisez chacun des mots au moins une fois pour composer le synopsis de votre histoire. Pour les écrivains qui ne possèdent pas de dictionnaire (honte à vous !) ou qui ne veulent pas décevoir leur maman, voici une liste de mots concoctés spécialement par votre bloggeuse préférée :

– Barguigner (dans le sens de « marchander » (XIIe siècle) et non d’ « hésiter » (XXIe siècle))
– Soleil
– Péripatéticienne (ha, ha ! À vous de découvrir ce qu’il signifie, petits veinards !)
– Penaud (c’est l’expression que vous présenteriez à votre maman, si elle vous surprenait en train de pointer du doigt)
– Verveine
– Baguenauder (Un verbe représentatif de la plupart des écrivains débutants)
– Cheval
– Bleu
– Colérique
– Cheveux

Bonne chance ! (Vous en aurez bien besoin…)

Raison d’être de ce blog !

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Bienvenue sur LE blog pour les écrivains amateurs (de fantasy).

Qui suis-je pour prétendre vous aidez, vous les Joanne Kathleen Rowling ou les John Ronald Reuel Tolkien en devenir ? (Est-ce moi, ou beaucoup d’auteurs de fantasy possèdent des noms longs comme mon bras ? George Raymond Richard Martin, Stephen Reeder Donaldson, Laurell Kaye Hamilton, Robert Ervin Howard… Dois-je me rebaptiser Anita Kahlan Selzer (A. K. Selzer pour les intimes) pour accroître mes chances d’être publié ?  Ça mérite réflexion…)

Où en étais-je ? Ah oui, la grande question, celle qui nous prend toute une vie à répondre, une vie traversée par des problèmes existentiels tels que vais-je mettre les bas rouges ou les bas bleus ?… Bref, qui suis-je ?

Eh bien, je ne suis qu’une pauvre écrivaine qui roule sa plume depuis quelque temps. Rectification : qui essaie de faire rouler sa plume. Dans le sens de : je manque de discipline et je suis une grosse paresseuse qui trouve toujours de bonnes excuses pour ne pas écrire…  Ah, vous aussi ? Bienvenue dans le club !

Mais revenons au sujet de ce billet. Pourquoi créer un blog pour aider des écrivains paresseux débutants ? Pour trois raisons:

La première réfère directement au problème de rouler sa plume. Vous me suivez ? Si j’écris régulièrement sur un blog, il y a de forte chance que j’acquière une discipline d’écriture. Bon, je sais, c’est un raisonnement plutôt optimiste, mais j’ai toujours aimé me bercer d’illusions (et de fantasy, si vous me suivez…). 

La deuxième raison se rapporte au fait qu’en essayant de rouler ma plume, j’ai emmagasiné une certaine quantité de connaissances et d’expériences qui pourraient être profitables à d’autres… Je voudrais donc vous faire partager – sans prétention (je l’espère) – mon savoir…

Pour ce qui est de la troisième raison… J’AI LE DROIT COMME TOUT LE MONDE D’ÉCRIRE UN BLOG, PALSEMBLEU! Si ça vous dérange, vous n’avez qu’à aller lire ailleurs si j’y suis. Ce n’est pas compliqué ! Non, mais, pourquoi tenez-vous absolument à ce que je vous explique la raison d’être de ce blog ? Allez ouste! Du balais ! Et revenez seulement quand vous aurez compris que mon blog comble un besoin essentiel dans votre vie d’écrivain en devenir ! Non, mais !